L'UPJ a signé le 4 avril 2010 un accord cadre afin de sensibiliser les jardiniers amateurs sur l'utilisation des produits phytosanitaires et dans le but de diminuer leur utilisation de 50 % d'ici 2018 (dans le cadre du plan Ecophyto 2018).

Nathalie Fontrel, journaliste spécialisée sur les questions environnementales interroge Jacques My, au micro de France Inter, dans la matinale (le 7-9) de Patrick Cohen, le 20 avril 2011.
"Des fabricants de pesticides et des jardiniers bio main dans la main.
C'est la nouvelle campagne de communication lancée par le ministère de l'écologie à destination des jardiniers amateurs.
"Les pesticides, apprenons à nous en passer"
Près de 45 % des Français disposent d'un bout de jardin, ils ont la main un peu lourde: désherbant sur les allées, les pentes de garage, les pesticides à la moindre apparition d'un puceron sur un rosier.
La campagne égraine des conseils de prudence. Ces produits ne sont pas anodins et des solutions pour réduire l'usage de ces produits existent.
"L'affiche de cette campagne ne plaît pas à tous les fabricants. On y voit un bébé déguisé en abeille et assis dans l'herbe avec ce message: "L'abus de pesticides est dangereux pour tous les habitants de votre jardin". Les jardiniers amateurs consomment 5 000 tonnes de produits phytosanitaires par an.
Jacques My est le Directeur de l'Union des entreprises pour la protection des jardins, les producteurs de phytosanitaires: "Traiter, c'est pas automatique. Parfois, il est nécessaire de traiter et dans ces cas-là, il faut le faire avec précaution parce que ce ne sont pas des produits anodins. Mettre des gants, un vêtement de protection, respecter les doses, faire attention également aux enfants et aux animaux, attendre que le jardin soit sec si l'on a traité avant de re-rentrer dans le jardin. Ce sont des éléments de bon sens".
Jardiner autrement, c'est possible" conclut la journaliste.
Retrouvez ce podcast directement sur le site de France Inter en cliquant ici.