Marsonia

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  • Symptômes et dégâts

De larges tache brunes puis noirâtres de 8 à 15 mm de diamètre apparaissent sur la partie circulaire des feuilles. L’épiderme de la feuille s’amincit provoquant une chute prématurée de celle-ci.

Les attaques de “Marsonia” peuvent devenir graves en cas de grosses infestations et défolier complètement le rosier surtout de juillet jusqu’à l’automne.

Le champignon peut également s’attaquer à la partie qui relie la feuille au rameau, de même que les fruits qui se couvrent de taches noires semblables à celles des feuilles.
Les pétales peuvent présenter des mouchetures rouges accompagnées de déformation. Il n’est pas rare, que de l’oïdium et du mildiou viennent s’y ajouter.

  • Quels soins apporter ?

Avant tout, il est impératif d’éliminer toutes les feuilles atteintes du végétal ainsi que
celles tombées au pied.

- Appliquer un traitement sous forme de pulvérisations, au moyen d’un fongicide adapté à la pathologie du végétal. Ce traitement peut, également, s’effectuer préventivement avant l’arrivée de l’affection en été.
Pulvériser l’ensemble du feuillage jusqu’au ruissellement, sur et sous les feuilles. Il sera nécessaire de répéter trois fois ce traitement à 5 jours d’intervalle, 7 au plus.
 - Pour redonner vigueur aux rosiers, on prendra soin d’apporter un engrais de fond à libération lente ou un engrais “coup de fouet” en début de saison.

Crédit photo (marsonia sur rosier) : Frédéric Marque
 

Les rouilles

Maladies cryptogamiques causées par plusieurs champignons différents et caractérisées par l’apparition de pustules poudreuses de couleur orange à brun-orangé sur l’envers des feuilles ; celles-ci tombent précocement.
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  • Biologie
Chez les fruitiers, la maladie apparaît essentiellement sur les petits arbustes (cassissiers, groseilliers). On trouve également, la rouille grillagée du poirier.
Sur les rosiers, les pustules oranges puis brun-noir, sont accompagnées de petites taches anguleuses jaunâtres sur la face supérieure des feuilles. Les pousses, les tiges et les pédoncules floraux peuvent également être investis de pustules orangées.
On rencontre aussi la maladie chez les conifères ; sur la face inférieure des aiguilles, les rameaux, les branches ou le tronc, apparaissent suivant le type de rouille, des petits points noirs, des vésicules blanches, libérant une poudre orangée ou des vésicules jaunes à blanches. La rouille courbeuse des rameaux de pin tord les jeunes pousses en S.
L’humidité ambiante favorise la maladie et accélère sa propagation sur la plantation.

  • Symptômes et dégâts

Les jeunes pousses se déforment, les rameaux se courbent, des lésions chancreuses apparaissent. Les pluies ou arrosages par aspersion suivi d’un temps chaud ensoleillé favorisent la maladie.
Il n’existe pas une rouille, mais des rouilles qui vont s’attaquer à toutes les espèces végétales : les géraniums, les rosiers, les roses trémières, les anémones, l’ail, les asperges, les betteraves, la chicorée, les chrysanthèmes, les cassissiers, les campanules, mais également, les cucurbitacées, l’épicéa, le gazon…
Au printemps, la face supérieure des feuilles présente de petites mouchetures jaunâtres plus ou moins en relief. L’été, des pustules orangées s’installent sur la face inférieure des feuilles. A l’automne, les pustules prennent une coloration brune.
Lors d’attaques graves, il peut y avoir jaunissement et chute des feuilles.

  • Quels soins apporter ?
Il faut tout d’abord éviter de planter côte à côte des végétaux sensibles au même type de rouille. Il faut laisser un espace de 500 m entre chaque type de plantes. Certaines associations d’arbres sont à éviter. Evitez de
confiner la végétation.
En automne, éliminer les feuilles mortes en les brûlant ou en les enfouissant lors d’un labour d’hiver ou en les incinérant.
En fin d’hiver, avant la reprise de la végétation, pulvériser l’ensemble du feuillage avec de la “Bouillie bordelaise”.
Enfin, on traitera pendant la saison les jeunes plants avec un produit portant la mention "Emploi autorisé dans les Jardins", que vous trouverez dans les jardineries. Trois traitements sont généralement nécessaires pour venir à bout de fortes attaques.

Ci-dessous: Rouille sur bégonia, sur ficus, sur laurier rose.
rouille begonia
rouille ficus
ROUILLE LAURIER ROSE
 

Le criocère du lys

Le criocère du lys ou “Lilioceris lilii” est un superbe petit coléoptère de couleur rouge, sauf la tête, les pattes et les antennes qui sont noires. C’est un insecte parasite du lys.
  • Biologie
Ce très joli coléoptère est aussi un redoutable prédateur pour nos lys et nos fritillaires.
Cet insecte arrive à passer l’hiver à l’état adulte et peut apparaître assez tôt au printemps, aux alentours de mars. Sa nourriture principale étant les plantes de la famille des Liliacées, il est tout à fait normal de la trouver dans un jardin, surtout si sa plante favorite… le lys est cultivée.
Sa taille varie entre 6 et 8 millimètres. Les adultes ont souvent un corps globuleux, vivement coloré. Les larves sont composées de segments différenciés d’aspect mamelonné.
La larve se développe sur la feuille Les oeufs de forme ovoïde allongée, sont disposés en ligne sous la feuille. Les larves atteignent 1 à 1,2 millimètres. Elles se cachent souvent sous leurs déjections noires et gluantes pour se protéger de leurs prédateurs.

  • Symptômes et dégâts
Les adultes et les larves se nourrissent des feuilles et des fleurs qui se retrouvent rapidement perforées de toute part. Si leur population est nombreuse, les plantes sont rapidement défoliées. Le criocère du lys sévit de mars à octobre et on compte 3 générations dans la saison.

  • Quels soins apporter ?
La méthode biologique, consiste à attraper à la main les adultes. Attention, ils se laissent tomber dès qu’ils sentent le danger. Disposer un récipient en dessous pour les réceptionner.
Supprimer également les feuilles où vous verrez une substance baveuse où se cachent les larves de cet insecte.
Vous pouvez également utiliser un insecticide spécifique portant la mention "Emploi autorisé dans les jardins".
 

Les otiorhynques

Appelés communément “adultes aux moeurs nocturnes”, ces petits coléoptères proches des charançons découpent régulièrement le bord des feuilles. L’attaque des larves sur les racines est plus sournoise et nuisible.
Les adultes de ce ravageur apparaissent en juin, les pontes ont lieu de juillet à septembre.
Les larves issues de ces pontes s’enfoncent dans le sol et commencent leurs dégâts.
  • Biologie
Les otiorhynques (otiorhyncus sulcatus) adultes ont une longueur de 8-12 mm, leur carapace est de couleur noire, mate, parsemée de petites taches jaunes et creusée de sillons. Ils sont très bien camouflés et comme ils ne sont actifs que la nuit, ils ne sont observés que rarement. Quand ils sont vus, ils se font passés pour “morts”.
A l’extérieur, les ortiorhynques adultes se manifestent dès le mois de mai, lorsqu’ils quittent le sol. Ils n’ont pas d’ailes mais rampent et grimpent remarquablement bien.
En France, on ne rencontre que peu d’otiorhynques mâles, aussi sa reproduction est surtout parthénogénètique.
Dès qu’elles se sont manifestées, les femelles se nourrissent pendant une dizaine de jours, puis pondent des oeufs non fécondés à proximité des plantes sélectionnées par elles.
Chaque femelle pond environ 500 oeufs. Au début, ils sont de couleur blanche, puis deviennent bruns. Les otiorhynques adultes ont une vie relativement longue ; ainsi la ponte des oeufs peut se poursuivre jusqu’en octobre.
Les oeufs éclosent après 8-20 jours, les petites larves s’enterrent très profondément dans le substrat. Elles ont une forme courbée et sont dépourvues de pattes, de couleur blanche crème et une tête brune brillante. Elles atteignent une taille entre 10 et 14 mm. L’otiorhynque peut vivre de 15 à 17 mois.

  • Symptômes et dégâts
Polyphages, les adultes se nourrissent la nuit en poinçonnant les extrémités des feuilles et des fleurs, pouvant aller jusqu’à une défoliation totale. Les dégâts causés par la voracité des adultes sont souvent le premier signe indiquant leur présence. Dès leur sortie de l’oeuf, les larves commencent à se nourrir de petites racines, puis s’attaquent ensuite à des racines de plus en plus grosses, aux tubercules, aux racines ligneuses et même à l’écorce (les rhododendrons, , les cyclamens, calanchées, fuchsias, plantes herbacées, les fraisiers…). Il en résulte l’étiolement et le dépérissement de la plante.

  • Quels soins apporter ?
Quelques mesures préventives peuvent être prises pour éviter l’introduction de larves : vérification des plants à l’achat, de la zone de plantation. Un travail au sol, permet de ramener à la surface un certain nombre de larves.
En lutte biologique on peut utiliser des nématodes parasites “heterorhabditis bacteriophora ou h.megidis” qui présentent de bons résultats contre ce ravageur. Pour être efficaces, ces nématodes doivent être utilisés lorsque la température au sol est supérieure ou égale à 12°C.
De mai à septembre, contre les adultes,vous pouvez utiliser un insecticide spécifique portant la mention "Emploi autorisé dans les jardins".