Parmi les pucerons ou aphides, on en recense plus de 700 espèces en France dont les plus courantes sont : le “puceron du groseillier “, le puceron lanigère (se trouve sur les pommiers), “le puceron vert du pêcher”, le “puceron noir du cerisier”, “le puceron des céréales”, “le puceron cendré du chou”, le chermès des conifères, etc.
Le puceron se plait partout : les amandiers, les légumes, les rosiers, les capucines, les dahlias… Le puceron se développe mieux en milieu sec.
Le cycle biologique du puceron est très variable d’une espèce à l’autre. Certains insectes effectuent leur cycle sur un même végétal, d’autres sur plusieurs plantes différentes.
En général, l’hivernation des adultes s’effectue sous les écorces ou dans les déchets végétaux. Certains pucerons laissent également des oeufs à l’automne précédent.
Le puceron est aussi la proie privilégiée de différents insectes : les coccinelles et les punaises qui s’en nourrissent.
L’aphidius qui est un parasite, dépose dans le corps du puceron un oeuf : la larve qui se développe à l’intérieur de l’insecte se fige telle une momie. L’aphidius peut parasiter jusqu’à 60 pucerons par jour.
Redoutable ravageur, le puceron s’attaque à toutes les cultures, sans distinction.
Dans les vergers, les pucerons cendrés et les pucerons lanigères peuvent entraîner de graves dégâts sur les pousses et les fruits.
Ces insectes piqueurs et suceurs prélèvent d’importantes quantités de sèves sur les plantes, dont toutes les parties peuvent être colonisées (feuilles, fleurs, tiges, racines).
Les dégâts occasionnés varient selon la plante et l’espèce du puceron.
Lors d’attaques graves, on peut se trouver face à :
- Une décoloration du feuillage
- Une déformation des feuilles et des jeunes pousses qui vont se gaufrer ou s’enrouler
- Une formation de gale.
Le puceron lanifère est de couleur brune et mesure environ 2mm, recouvert d’un duvet blanc. Il vit, lui aussi, en colonies sur les rameaux et les branches. Il suce la sève, provoquant l’affaiblissement des organes atteints et la formation de boursouflures et de tumeurs à l’aspect chancreux pouvant entraîner la mort des branches. Il hiverne ensuite sous forme de larves sur les collets et les racines.
Traitez les jeunes feuilles juste après la floraison, dès l’apparition des premiers pucerons, avec un insecticide spécifique portant la mention "Emploi autorisé dans les jardins".
Traiter au début de l’infestation et renouveler à chaque invasion.
Pour le puceron lanigère, dès l’apparition des premières colonies, badigeonnez-les au pinceau avec de l’alcool à brûler.
Avec un insecticide dit “de contact”, le traitement sera renouvelé 3 fois à trois jours d’intervalle.
Un insecticide systémique ne sera appliqué qu’ une fois en début d’infestation. Absorbé par le feuillage et véhiculé par la sève, le produit possède une efficacité variant de 3 à 6 semaines environ, suivant les fabricants.
Renouvelez les pulvérisations en juin et juillet en cas d’infestation importante.
Favorisez les auxiliaires (larves de coccinelles, syrphes, chrysopes). La coccinelles, véritable prédateur peut dévorer jusqu’à 150 pucerons par jour et débarrasser le jardinier de ces parasites.