Le laurier-rose à la prolifique floraison, qui a été considéré par beaucoup d’auteurs comme indigène et très typique en région méditerranéenne est très certainement d’origine asiatique. C’est un petit arbuste érigé en feuilles étroites et lancéolées qui peut atteindre six mètres de haut en milieu naturel mais rarement plus de 1,5 à 2 mètres comme plante d’intérieur. Il porte des fleurs colorées et parfumées groupées au sommet des tiges. Il fleurit du printemps à la fin de l’été. La couleur typique de la fleur est rose mais il existe de nombreux cultivars aux fleurs simples ou doubles, roses, rouges, pourpres, jaunes, saumon ou blanches.
Conditions de croissance – Arrosage - Fertilisation
Le laurier-rose requiert beaucoup de lumière et même le plein soleil en toute saison. La culture de cet arbuste est relativement difficile car, pour refleurir, la plante a besoin d’une période de repos au froid et d’une bonne taille après sa floraison.
En été, si la plante est placée en extérieur, elle doit être arrosée régulièrement car le substrat sèche très rapidement. Si elle est à l’intérieur, il faut l’arroser avec de l’eau à température ambiante de façon à bien humidifier le terreau. Laisser sécher le substrat légèrement entre les arrosages. En hiver, il ne faut jamais laisser les racines se dessécher. La plante doit être fertilisée régulièrement pendant la période de croissance active, soit d’avril à septembre, surtout si elle est cultivée à l’extérieur. Utiliser toutes les deux semaines, un engrais équilibré pour plantes d’intérieur ou un engrais tous usage comme le 20-20-20, à demi-dose.
Cesser la fertilisation en hiver.
Tailles et entretien
Tailler la plante immédiatement après la floraison, avant de la rentrer à l’intérieur pour l’automne. Rabattre les tiges de moitié pour conserver un port compact et pour obtenir une floraison plus abondante l’année suivante. Il faut être prudent en manipulant un laurier-rose, car toutes les parties de cette plante sont toxiques. Il est recommandé de porter des gants au moment de la taille et de se laver les mains après tout contact.
Rempotage
Seuls les jeunes plants ont besoin d’être rempotés chaque printemps dans un pot légèrement plus grand. Lorsque les plants ont atteint 1,5 mètres ou plus, rempoter tous les deux ou trois ans en utilisant le même pot et en taillant les racines périphériques à chaque rempotage. Utiliser un substrat qui se draine bien composé, par exemple, de terreau pour plantes d’intérieur et de terreau à base de tourbe de sphaigne et de perlite.
Maladies et ravageurs
Les chancres se distinguent par des taches arrondies sur les feuilles laissant apparaître un mucus rose pâle. Les insectes en sont souvent les responsables.
Il faut supprimer tout ce qui est atteint, cureter le mal jusqu’aux tissus sains et enduire les plaies d’un baume cicatrisant. Puis, pulvériser un fongicide à base de mancozèbe.
Les cochenilles blanches ou rouges : les premières apparaissent sous la forme d’un petit duvet blanc, poisseux, les secondes ont des petits boucliers bruns sur la branche, entourés de cocon blanc.
Il est important d’effectuer deux pulvérisations à 30 mn d’intervalle à l’aide d’huile de paraffine et de recommencer l’opération 4 jours plus tard.
Les pucerons : le puceron vert est un ravageur redoutable sur le laurier-rose. La fumagine qu’il libère après avoir sucé la plante, fait noircir les feuilles en contrariant la photosynthèse.
Il est recommandé d’effectuer jusqu’à trois pulvérisations à une semaine d’intervalle un insecticide spécifique..
Les acariens : Les feuilles prennent une couleur terne et grisâtre avant de dessécher. On peut se trouver en présence de minuscules toiles. Dès la découverte de l’infestation, pulvériser un acaricide de type dicofol sur les parties aériennes en mouillant bien la végétation. Renouveler 2 semaines plus tard. L’humidité contrariant la multiplication des acariens, il faut arroser très régulièrement, aussi bien le sol que le feuillage.
A NOTER : En ce qui concerne toutes les maladies et ravageurs que l’on peut rencontrer dans son jardin, nous vous conseillons de vous reporter sur le site de l’UPJ : Brochure diagnostics et conseils de la Clinique des Plantes.
www.upj.fr